“Des conducteurs maussades ? Je les salue tout simplement”

“Des conducteurs maussades ? Je les salue tout simplement”

Il y a quatre ans, Serafettin a commencé à travailler chez Comfort Energy et a ainsi été plongé dans le monde du camion. Il a vite découvert à quel point c’était amusant de travailler comme chauffeur de camion. C’est un gars sociable et compétent, un véritable Héros de la Route.

“En fait, je viens d’un secteur totalement différent : j’ai travaillé chez Ford Genk pendant 16 ans.” Mais fin 2014, Ford Genk a fermé ses portes et quelque 4 000 ouvriers ont perdu leur emploi. “Deux ans avant la clôture, tout le monde devait suivre une formation pour se recycler. J’ai immédiatement pensé : je veux être chauffeur de camion. C’était un choix particulier parce que mes collègues ont presque tous opté pour la formation de conducteur de chariot élévateur. Mais je voulais un nouveau défi. J’avais travaillé dans une usine assez longtemps. Je voulais changer de décor !

"Ne me mettez pas huit heures à l’affilée dans un camion.”

“J’étais rapidement certain que j’avais fait le bon choix. J’ai commencé à postuler et j’ai été engagé par Comfort Energy. Le premier jour j’étais assez nerveux parce que c’était un tout autre secteur que celui dans lequel j’avais l’habitude de travailler. Mais cette nervosité a vite disparu. Après avoir parlé avec Christel, une de mes collègues, j’étais rapidement rassuré. Et cela n’a pas changé depuis. J’ai souvent pensé : si j’avais fait ce pas auparavant, j’aurais travaillé ici
depuis 20 ans maintenant !”

Me lever tôt, pas un probleme

“Bien sûr, les journées sont parfois longues mais cela ne me dérange pas du tout. Nous commençons toujours tôt ici et je m’épate parce que j’ai toujours entendu sonner le réveil. Alors que dans le passé, quand je travaillais dans l’équipe du matin, il fallait me tirer du lit. Très souvent j’arrivais en dernière minute au travail. Je suis apparemment devenu une personne matinale ici (rires).” Ce que Serafettin aime tant dans son travail ? “En fait, c’est tout : être dehors, voir les gens, les collègues… Tout le monde est toujours positif ici. Le matin j’aime papoter avant de prendre la route chacun de son côté. J’aime aussi le contact avec les clients et le fait que les distances sont courtes. Bref, la diversité du métier. Ne me mettez pas huit heures d’affilée dans un camion.”

Pluie ou soleil ?

“Surtout quand le soleil brille, j’aime mon travail. Le soleil influence aussi l’humeur des gens, bien qu’ils soient presque toujours amicaux. Mais, bien sûr, vous aussi devez être amical, cela doit être dans les deux sens.” La météo nous mène ainsi immédiatement vers les irritations liées au travail : “Tant qu’il ne pleut pas, ça va. La pluie n’est ni agréable sur la route, ni chez les clients. Le froid me touche moins. J’enfile un pull supplémentaire. Mais la pluie … Ce n’est vraiment pas pour moi.”

Quelle que soit la météo, en tant que chauffeur de camion, vous rencontrez toutes sortes de situations sur la route de toute façon. “Vous voyez un certain nombre de choses, vous savez. Trop peu de gens comprennent ce que c’est que de conduire un camion. Si j’étais en charge, je déciderais immédiatement que toute personne qui passe son permis de conduire doit passer au moins une demi-journée dans un camion. Ainsi, elle pourra constater ce qu’un conducteur de camion voit et ne voit pas, comment prendre un virage et quelle est la distance d’arrêt. Les automobilistes avec peu d’expérience ne le savent pas, ils pensent qu’un camion freine comme une voiture. Ils doivent apprendre à mieux tenir compte des gros camions sur la route.”

Pas besoin de stress

“Je remarque aussi que certains chauffeurs s’énervent par rapport aux camions, mais je ne me tracasse pas, je fais juste un signe de la main. Il n’est pas nécessaire non plus de s’énerver parce qu’alors on ne fait plus assez attention et avant de le savoir, les choses tournent mal. Et ce n’est pas bon pour votre cœur non plus. Heureusement, je ne m’énerve généralement pas vite ce qui est pratique dans mon travail. Parce que si je devais m’énerver comme tous ces gens, j’aurais déjà les cheveux gris.

"Des conducteurs maussades ? Je les salue tout simplement"

Un tour de force

Ceux qui sont beaucoup sur la route, ressentent bien les choses. “Sur une route à Zonhoven j’ai dû m’arrêter aux feux. Soudain, j’ai entendu un bruit sourd, mais je n’ai rien ressenti. Par après, j’ai vu que c’était une policière qui m’avais heurté. Avec une voiture radar en plus! (rires) J’ai immédiatement exclamé : ‘Est-il vraiment nécessaire d’être si proche pour me flasher ?’ Heureusement, elle pouvait rire aussi. Le comble est que je devais compléter les papiers d’assurance parce qu’elle ne savait pas comment le faire (rires).”

Serafettin hors du camion

Si Serafettin n’est pas dans son camion, il aime être chez lui avec sa femme et ses deux enfants. Il aime être actif, dans le jardin par exemple. “Je ne suis pas sédentaire, parfois je pense que je souffre de TDAH (rires).” Ou il va regarder un match du club de foot Standard de Liège. Serafettin est aussi un fan des voitures. “En fait, je suis un peu un fan de tout type de véhicule. J’ai eu une moto, mais je suis tombé et je l’ai mise de côté. Bien que je rêve toujours d’en avoir une nouvelle… cet été peut-être.”

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