Coach Ivan : « Conduire le camion n’est ici qu’une affaire secondaire »

Coach Ivan : « Conduire le camion n’est ici qu’une affaire secondaire »

Depuis qu’il a son permis de conduire en poche, Ivan conduit un camion-citerne. C’est ce qu’il fait depuis 2004 en tant que Héros de la Route sous la bannière de Comfort Energy. Aujourd’hui, il combine ce travail avec des formations au métier pour les futurs conducteurs de camions-citernes. « Il est satisfaisant de voir des étrangers devenir des collègues à part entière. »

« Ces dernières années, nous nous sommes de plus en plus concentrés sur les formations. Nous standardisons également de plus en plus ce trajet. Le but est qu’à long terme nous ayons notre propre cursus, que nous pourrons utiliser pour chaque formation. »

L’intuition demeure importante

« Le premier jour, nous rencontrons les candidats chauffeurs. Nous examinons ce qui les motive exactement et pourquoi ils veulent travailler avec nous. Nous voyons rapidement si une personne est de bonne composition. Tout le monde peut apprendre à conduire. Je peux pour ainsi dire parfaitement apprendre à un border collie avec pedigree à conduire un camion-citerne, mais ce n’est pas suffisant pour réussir. Et un Héros de la Route doit naturellement pouvoir gérer la pression. Tant la pression liée au travail que celle dans les tuyaux. »

« Si le candidat reçoit le feu vert, il peut se préparer à un petit test de conduite dans la cour. S’il réussit, la formation proprement dite peut commencer : deux à trois semaines, dix à douze heures par jour. »

Rapidement indépendant

« Après une partie théorique et pratique, où ils se familiarisent avec le camion-citerne, les instruments, les mesures de sécurité… nous nous mettons en route. Nous passons le flambeau assez rapidement. Les deux premiers jours, les candidats peuvent encore apprendre en observant. Ensuite, nous leur cédons peu à peu le volant et nous accélérons le rythme. »

Des muscles inconnus

« La partie la plus importante de la formation consiste à rapidement familiariser les candidats avec le camion. Qu’ils apprennent à conduire de manière défensive et qu’ils maîtrisent parfaitement la conduite du mazout. Parce que freiner avec 20.000 litres de mazout dans votre citerne est très différent du freinage avec une voiture. »

« Mais en réalité, la conduite est une affaire secondaire. La combinaison avec le travail physique en dehors du camion-citerne, c’est ce que font nos Héros de la Route jour après jour. Au début, c’est certain qu’il faut s’adapter. Après avoir travaillé quinze jours avec un tuyau de 60 mètres, on sent tous des muscles dont on ignorait jusqu’alors l’existence. Même pour moi, ça ressemble encore chaque jour à du sport de haut niveau. L’abonnement à la salle de sport est donc inutile ! »

« Mais une fois qu’on est complètement dedans, on en est complètement mordu. C’est notre rôle en tant que coachs. Notamment en tirant les leçons nécessaires du passé et en améliorant les choses quand c’est possible. »

Passions sur la route et en dehors

Ce n’est pas juste pendant les heures de travail qu’Ivan aime sentir les roues en dessous de lui. « Je suis passionné par les moteurs. Je roule avec une Buell. Nous sortons régulièrement avec le club de moto. Le reste du temps, je m’intéresse à la gastronomie et à la musique. Je joue un peu de la guitare et, pour le moment, je me consacre à un petit projet musical. L’objectif est de traduire des classiques bien connus de Tom Waits, Nick Cave, The White Stripes… dans le dialecte local de Neeroeteren. Ça aussi, c’est tout un défi [rires]. »

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